Journée mondiale du gorille : Entre conflits armés et déforestation, l’urgence d’agir au Congo
À l’occasion de la Journée mondiale du gorille, célébrée ce mercredi 24 septembre, un cri d’alarme a résonné depuis les forêts du Nord et du Sud-Kivu. Urbain Ngobobo, directeur des programmes du Fonds Fossey en République démocratique du Congo, alerte sur les menaces grandissantes qui pèsent sur les gorilles de Grauer – sous-espèce unique à la RDC – et sur une importante population de gorilles des montagnes.
« Ces aires protégées sont de plus en plus menacées. Il est urgent de mobiliser les efforts pour préserver ces espèces emblématiques », prévient le responsable, évoquant l’impact dévastateur des conflits armés et de la déforestation.
Ces deux fléaux fragilisent les parcs nationaux et les réserves communautaires, derniers refuges de ces grands singes.
Urbain Ngobobo appelle ainsi à une mobilisation collective, impliquant autorités locales, communautés, partenaires internationaux et citoyens, pour renforcer les actions de conservation et protéger les habitats naturels. Car la survie de ces primates, véritables sentinelles de la biodiversité, dépend d’une volonté commune.
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Malgré les dangers, l’espoir demeure. Des initiatives communautaires, déjà en cours dans plusieurs zones de conservation, prouvent qu’une alliance entre populations locales et acteurs de la protection de la nature peut inverser la tendance.
Chaque arbre sauvé, chaque patrouille organisée, chaque jeune formé à la préservation est une promesse d’avenir : celle d’un Kivu où le chant des gorilles continuera de résonner dans les forêts pour les générations à venir.
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